choseslarouss_03.jpg Les médias commencent à s'intéresser à ce rituel qu'est le bac.

On voit les marroniers habituels (nombre de candidats, le plus jeune qui a 12 ans, les révisions et le stress...).

SOS...SES , qui se doit de traiter de l'actualité, vous offre des éléments de réflexion sur des débats qui ne vont pas manquer d'apparaître d'ici quelques temps.


Voici un article du Monde de 1950.




LORSQUE les bacheliers fraîchement reçus rentrent annoncer la bonne nouvelle
à leurs familles, il arrive que les félicitations de leurs proches se teintent d'un peu
de condescendance. Il est aujourd'hui plus facile, estiment la plupart de leurs aînés,
d'obtenir, grâce à l'indulgence des jurys, un diplôme autrefois réservé à des
candidats rigoureusement sélectionnés.
Les statistiques ne permettent pas de trancher entre deux hypothèses : jurys plus
sévères ou candidats moins bien préparés. Tout au moins permettent-elles deux
constatations: il y a aujourd'hui beaucoup plus de bacheliers que naguère; la
proportion des élus décroît depuis bientôt quarante ans. En 1910, 7 913 candidats
sur 18 899 ont été admis à la première partie, 7063 sur 12734 à la deuxième. En
1948, 41183 élèves de première sur 111 463 ont été reçus, ainsi que 30 349
philosophes et mathématiciens sur 71 349.
Le baccalauréat, qui ouvrait au début du siècle autant et plus de portes que les
licences d'aujourd'hui, n'en entrebâille guère maintenant. L'institution de la
propédeutique lui fait perdre jusqu'à son rôle de « clé » des facultés. C'est que,
depuis 1910, le nombre des candidats s'est multiplié par six. Distendus par la
pression croissante des élèves issus d'un enseignement secondaire lui-même sur
le point d'être débordé par le manque de personnel et de locaux, les examens se
sont dévalorisés. Les programmes, de leur côté, ont été tellement alourdis du fait
des progrès de la science et des bouleversements de l'histoire que le candidat ne
peut qu'entasser une foule de notions superficielles.

Source: Jean Planchais, Le Monde 7 janvier 1950.

"Allez donc faire comprendre à des élèves :
Que l'enseignement primaire n'est pas primaire, que le secondaire EST loin d'être secondaire et que le supérieur EST parfois moyen.." Philippe Geluck




Par contagion:

- des arguments pour ceux qui pensent que le niveau baisse ici et .
- des contre-arguments solides à la thèse de la baisse de niveau.

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