Voici une vidéo qui devrait être passée et repassée en boucle. Elle concerne les Technologies de l'information et les impacts qu'elles peuvent avoir sur les savoirs. Personnellement, je trouve que le début et la fin sont tous simplement extraordinaires, moi qui suis visuel. Même si la vidéo est en anglais, cela n'est pas très difficile à comprendre, je trouve que les propos illustrés par ces petites animations illustrent à merveille les révolutions qui nous attendent.
Je sais que certains ne croient pas dans ces illustrations et dénoncent l'illusion et le fétichisme technologique. Je pense pourtant que les aspects innovants des nouvelles technologies remettent en cause pas mal des principes de transmission des savoirs: beaucoup de ces savoirs sont sur le net (nous en perdons encore plus la maîtrise si nous ignorons cet état de fait), le fonctionnement en réseau permet la collaboration interactive (ce qui va à l'encontre d'une transmission uniquement horizontale et centralisée: le prof qui détient les savoirs face à des élèves ignorants et sans ressources dans sa classe).
En réponse à C.F.Je trouve intéressante ta réponse sur le risque pour l'institution de passer aux yeux des élèves pour une coquille vide de sens à ne pas vouloir traiter les problèmes d'actualité, mais le lien avec la hiérarchie prof-élève me laisse un peu perplexe. Peut-être parce que je n'y ai pas suffisamment réfléchi. Tes exemples éclairent un peu mieux ce que tu mets derrière "collaboration interactive", une formule qui n'avait pas tout à fait le sens que tu lui donnes à mes yeux.@+
Stef, je te promets que prochainement, j'aurais l'occasion de te montrer plus concrètement les pistes évoquées ici...En tout cas, chez moi, il n'a jamais été question de tomber dans la démagogie du prof-copain... les élèves savent que ce n'est pas le genre de la maison...Lorsque j'employais cette notion de collaboration "interactive" c'est pour qu'on tienne davantage compte des élèves: leurs erreurs m'aident, ils trouvent des pistes que je n'avais pas exploré...ce qui m'oblige à justifier, rectifier, adapter... c'est en ce sens que je parle d'interaction...
S
Sophie (Ti Taz sur OB)
07/02/2007 17:34
Excellente la vidéo que tu as dénichée, vraiment bien faite et pédagogiquement bien pensée..; Merci!<br />
Bisous
je ne dis pas que la vidéo n'est pas bien mais alors qu'est-ce que la musique est lancinate !!<br />
je ne sais pas si c'ets fait exprés mais c'est horriblement stressant !!!!
Oui, c'est vrai, c'est une musique de supermarché, j'avoue que ce n'est pas ma tasse de thé mais le message de la vidéo et la forme utilisée me paraissaient extrêmement pertinents.Quelle musique choisir ? Que proposes-tu alors ?Faut dire aussi qu'un rien vous stresse ^^
W
wendy
06/02/2007 19:41
juste une remarque qu'il falait absolument que je dise (lol): " des élèves ignorant et sans ressources" je dirais que avec Clément qui vous donne du fils à retordre c'est difficle à croire ! mdr
Absolument Wendy, mais Clément n'est pas le seul à ne pas être ignorant et sans ressource dans la classe. C'est bien pour cela que je dis que cette conception horizontale de la transmission me paraît être insuffisante avec l'élévation du niveau de diplôme, des nouvelles technologies...
S
Stef'
06/02/2007 17:31
C.F., la fin de ton message ne semble pas avoir été enregistrée. :-(
Stef', oui, j'étais en train de taper et pouf un bug ^^Je termine par le dernier argument-critique que tu emploies: la remise en cause de la hiérarchie prof-élève. Je n'y crois pas un instant. Je pense, au contraire, qu'en laissant de côté les nouvelles technologies, qu'en ne traitant pas des problèmes sociaux, économiques, politiques, écologiques et culturels, l'institution perd de son autorité et apparait aux yeux des élèves comme une coquille vide de sens. Le fonctionnement en réseau collaboratif n'est pas une mise à plat des rapports enseignants - enseignés. Il s'agit juste de tenir compte du vécu des élèves, de leurs expériences, de leurs compétences pour mieux les utiliser et en acquérir d'autres. En France, nous avons tendance à ne pas tenir compte de la personnalité de l'élève, ni d'ailleurs de celle de l'usager, du consommateur, du malade, du travailleur etc... Je ferais prochainement un billet sur l'autorité en éducation.