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Pour redonner du sens aux mutations économiques et sociales, des articles et des liens liés aux sciences économiques et sociales, aux débats actuels.

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Le pouvoir des images, un pouvoir lénifiant ?...

Leni Riefenstahl était une cinéaste néo-réaliste allemande très douée (elle a d'ailleurs reçu différentes récompenses dans les années 1930).

Elle se mit alors au service du parti nazi pour réaliser des films de propagande.


J'avais enregistré sur Arte un documentaire absolument fabuleux (le pouvoir des images) sur cette femme.

J'en passe des extraits en Première (option sciences politiques) pour illustrer les cours sur le totalitarisme. Après avoir analysé l'idéologie nazie (avec des textes de Goebbels, le recours aux images peut être très fructueux).

 


Dans le documentaire, on ne voit que quelques extraits des films de propagande que Leni Riefenstahl a réalisé. Mais j'ai déniché sur le web des vidéos.


Elle a fait avancer les techniques cinématographiques en utilisant des angles de vue, des cadrages révolutionnaires pour l'époque. D'ailleurs en visionnant quelques extraits de ces films, on s'aperçoit en effet des nombreuses innovations techniques (quant on songe que ces films ont plus de 70 ans !).

Pour autant, on ne peut évidemment se poser la question de l'engagement de l'artiste au service d'une cause comme celle du parti nazi. D'ailleurs, quand on lui posait la question sur cet engagement, elle utilisait toujours les mêmes arguments:

1°) je n'étais pas membre du parti nazi, je n'étais que cinéaste.

2°) à l'époque, j'ignorais les atrocités du système nazi, d'ailleurs personne ne se doutait que ce régime allait réaliser de telles horreurs.

J'ai trouvé des vidéos sur le web:

Le triomphe de la volonté (1935) qui reçut le prix en France du meilleur documentaire de l'année !!!!

Cette vidéo est téléchargeable... Regardez les débuts, notamment la façon dont elle filme l'arrivée d'Hitler, c'est hallucinant.

 

 

C'est elle qui filma pour le régime nazi les Jeux Olympiques de Berlin en 1936. On remarque un souci de l'esthétisme, la valorisation et le culte des corps (que l'on retrouve dans l'idéologie nazie avec l'anti-intellectualisme voir notamment ici un sujet que j'avais déjà abordé). Une partie de la vidéo (1 heure est disponible ici, elle est aussi en téléchargement)


Je trouve qu'il s'agit d'exemples éclairants sur les films de propagande.

Même plus de 70 ans après, on ne peut être que frappé par la force des images et des techniques cinématographiques utilisées. D'ailleurs, à sa mort, la polémique n'a pas cessé (lire cet article ici).


C'est la question de l'engagement des artistes et des intellectuels qui est posée.

 

 

 

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N
Mais qu'est-ce que l'art conceptuel ? Je parle bien sur des grands artistes reconnus, pas des petits rigolos. C'est une critique et une remise en question de nos sociétés. Malheureusement, les codes pour déchiffrer et apprécier cet art là sont souvent complexes et pas toujours accessibles au grand public (et même aussi à moi je vous rassure).<br /> Je conseille aux lecteurs de ce blog de regarder de temps en temps le journal de la culture sur Arte afin de se faire une idée.<br /> Or est-ce vraiment le rôle de l'artiste ? <br /> Chacun il est vrai peut ou pas s'engager selon son vécu, sa conviction, sa sensibilité. Comme tout citoyen peut le faire à sa petite échelle.<br /> Je note, à mon échelon local, que notre communauté d'artistes est toujours prête à se mobiliser pour une cause juste - ou qui lui semble juste. Ainsi ces derniers mois, musique et performances artistiques au campement des Don Quichotte (on a pa vu beaucoup de politiques sur le terrain), comité de soutien pour qu'un artiste étranger puisse obtenir ses papiers. Etc.. Personne ne nous a demandé de le faire, et personne ne nous récupérera politiquement ni ne nous dictera notre conduite.<br /> Voilà un exemple qui montre donc que l'on peut aussi rester citoyen et pas dans sa bulle d'artiste. Mais avec la liberté de sa pratique et de sa recherche. FInalement un bon équilibre non ?
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N
Encore ces soucis d'OB..<br /> Alors Pascaly fait un excellent travail et je suis bien contente, parce que c'est ma copine na (sourire).<br /> Pour continuer le débat, je songe aussi à un certain désert intellectuel actuellement. Je n'entend pas beaucoup nos penseurs, nos écrivains, nos philosophes prendre part au débat. C'est un peu leur boulot non ?<br /> Alors on se tourne vers les artistes, et je pense aux plasticiens, ceux qui ont choisi la matière pour s'exprimer (si l'on choisit autre débat). Ainsi, l'art actuel et toute la branche conceptuelle. Paradoxe car l'art conceptuel est encouragé et financé par les institution en France.<br />  
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P
Article et commentaire de natsé tout aussi intéressants  et passionnants.  Merci à vous deux ..<br /> Pascaly <br />  <br />
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C
Merci Pascaly, je vois que tu es maintenant une star ! Tu fais partie des coups de coeur d'OB, félicitations, c'est amplement mérité
N
(désolée de passer mon com par petits morceaux OB plante)<br /> Donc le carriérisme.. Je ne vois pas tellement mes amis se vendre pour des causes qui ne sont pas les leur. Moi-même je refuse et avec fin de non-recevoir. Bref je ne serais pas une Léni. Au conditionnel puisque je ne suis qu'une étudiante en ce domaine.<br /> Enfin cet article me fait penser à 'l'affaire P. Handke". Ecrivain génial, scénariste de WIm Wenders (les ailes du désir), P. Handke a "dérapé" en soutenant Milosevitc, ce qui lui a valu le retrait d'un prix littéraire en Allemagne et l'annulation de la pièce de théâtre programmée par la Comédie Française. Alors que penser ? J'adore lire Handke, mais ses positions me semblent déplacées. Gaffe ? Provocation ? Jusqu'où peut aller notre indulgence de lecteur ?  Jusqu'om pouvons nous accepter l'inadmissible ?<br /> Voilà un autre débat où ce ne sont plus les "zaartistes' qui sont mis sur la scellette mais les spectateurs.
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C
J'avoue que je suis assez partagé sur la question:- effectivement, comme tu l'écrit, un artiste ne doit pas s'engager pour une idéologie politique, ce n'est pas son rôle ni sa compétence. Pour autant, dans certaines circonstances (je pense aux années 1930, à la seconde guerre mondiale ou aux guerres coloniales), j'apprécie que les artistes / intellectuels aient pris position et se soient engagés. Je pense aux artistes et intellectuels qui sont rentrés dans la résistance, mais aussi par exemple à Drieu la rochelle qui a collaboré et qui s'est suicidé en 1945. - Je pense, c'est comme cela que je raisonne, qu'ils doivent le faire en tant que citoyen et non comme artiste ou intellectuel (je sais qu'il est difficile de séparer). Or, beaucoup se sont un peu grillés les ailes en se faisant manipuler par les partis politiques (leur art ou leur charisme ont servi de caution).- en tant que lecteur, je sais que Céline a été antisémite, mais cela ne m'empêche pas d'apprécier "Le voyage au bout de la nuit". Je te rejoins donc sur le fait que c'est au spectateur de faire la part des choses. Sartre a raconté pas mal de bêtises, cela ne remet pas en cause son apport à la littérature et au théâtre.Aujourd'hui, au moment de la campagne présidentielle, le débat se repose à propos des économistes. Olivier Blanchard a annoncé son soutien à Nicolas Sarkozy, Thomas Piketty est avec Ségolène Royal, d'autres se veulent plus neutres.La question est épineuse: en soutenant, ils apportent une caution scientifique (on le voit, les candidats s'en servent), en restant neutre, ils peuvent se mordre les doigts si le ou les candidats opposés l'emporte et appliquent des mesures qui leur semblent contre-productives (on repense au 21 avril 2002).
N
La question que tu poses pourrait s'écrire ainsi = un artiste (écrivain, poète, peintre, musicien) doit-il mettre son art au service d'une idéologie, d'un parti politique ?<br /> Je crois que non. Cela n'empêche pas l'artiste de s'engager, mais pour moi, il doit rechercher un idéal "plastique", ouvrir des portes pour faire réfléchir les politiques et les autres. Je ne dis pas par là que l'artiste se situe au-delà des lois, et qu'il doit tout se permettre. <br /> Il doit surtout savoir transiger avec le compromis. Soyons réalistes, les artistes que je fréquente sont souvent fauchés. Peu vivent de leur art, donc il y a un emploi - pas forcément épanouissant - à coté, ou un minima social qui ne correspond pas non plus. Bien sur la tentation du carriérisme est forte.
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