Vendredi 4 décembre 2009 5 04 12 2009 07:27


Le sommet de Copenhague arrive bientôt. On va sans doute reparler écologie dans les jours qui viennent. Le CEPREMAP a mis en ligne un rapport sur la taxe carbonel de K. Schubert dont j'ai extrait les graphiques suivants.: Dans la plupart des pays qui ont mis en place la taxe carbone, l’intensité en CO2 du PIB a diminué de 25 à 35 % à l’exception de la Norvège (exploitation accrue du pétrole de la mer du Nord). Au Danemark, en Allemagne et surtout au Royaume-Uni la baisse des émissions de CO2 par tête est largement due à l’exploitation des possibilités de substitution du gaz naturel et des énergies renouvelables au charbon. L’Allemagne a réalisé de fortes réductions d'émission de CO2 par tête en raison de la fermeture d’unités de production particulièrement polluantes en Allemagne de l’Est. La position de la France est médiocre. Autres graphiques pour les ménages français On mesure ici le degré de sensibilité de la consommation des ménages français à la variation des prix de l'énergie. Ainsi, une hausse de 1 % du prix des carburants fait baisser la consommation de 0.19 % à court terme et de 0.4 % à long terme. L'élasticité est ici  normale car elle est négative : lorsque les prix augmentent, la consommation baisse. Mais elle est faible à court terme, surtout pour le chauffage (la variation des prix n'entraîne pas une baisse très forte de la consommation). Par conséquent, les ménages pourront difficilement changer leur mode de chauffage si les prix de l'énergie augmentent, c'est moins évident pour les carburants à long terme. Clé de lecture: dans les communes rurales, l'énergie (logement + transport) représente une dépense équivalent à 10 % du budget des ménages en France en 2007, contre 3 % pour les ménages parisiens. La taxe carbone aurait donc un impact très inégal selon le lieu de résidence. L'objectif de cette taxe serait de faire changer les comportements. Pour cela, il faudrait qu'il existe des alternatives en matière de transport et de chauffage. On pense à la voiture électrique, aux nouveaux appareils de chauffage. Mais sont-ils au point techniquement ? Leur prix est-il incitatif ? On le voit, l'enjeu est de modifier les comportements des acteurs économiques. Les débats portent sur les moyens d'y parvenir... Ajouter un commentaire
Publié dans : premiere - Ecrire un commentaire
Par christophe - Voir les 2 commentaires
Mercredi 2 décembre 2009 3 02 12 2009 07:26


Voici un article du Journal Le Monde Les sciences sociales au lycée, un enjeu démocratique LE MONDE , 1er décembre 2009 La réforme en préparation devrait constituer une réelle opportunité d'interroger la place particulière occupée par le lycée dans le cursus scolaire des élèves français. Echelon intermédiaire entre le collège et l'enseignement supérieur, il convient de réfléchir sur les caractéristiques qui lui sont propres. Parmi celles-ci, la découverte par les lycéens de nouveaux champs de savoir, d'une nouvelle intelligibilité du monde qui les entoure, devrait constituer une de ses fonctions particulières. En complément des apports des disciplines scientifiques et littéraires que les élèves ont eu l'occasion d'approcher dès le collège, le lycée devrait privilégier, entre autres, la découverte de l'apport spécifique des sciences économiques et sociales (SES). La crise économique a démontré avec une rare acuité la nécessité de fournir aux lycéens, citoyens en devenir, les moyens d'appréhender les questions économiques, sociales, politiques et écologiques qui traversent nos démocraties. Mais cette acquisition d'une culture économique et sociale ne saurait se limiter à la simple "exploration" de quelques notions économiques, comme le laisse penser le discours du ministre de l'éducation nationale. C'est bien de l'apport de l'ensemble des sciences sociales dont il est question. La connaissance des apports de la science économique est essentielle pour appréhender de nombreux phénomènes du monde contemporain, tels que les mécanismes boursiers, le fonctionnement de l'entreprise ou d'un marché, ou encore la croissance économique. Mais la sociologie et la science politique développent des regards propres sur le monde et elles ont aussi à nous apprendre sur les sociétés humaines. Ouvrir l'esprit des lycéens à l'ensemble de ces approches est donc essentiel si on veut leur donner les clés pour comprendre la société dans laquelle ils vivent. Le concert unanime d'hommages qui ont été rendus à l'occasion du décès de Claude Lévi-Strauss rappelait fort à propos l'apport de la démarche anthropologique dans notre rapport à l'autre et donc à nous-mêmes. Les sciences sociales permettent cette réflexivité en nous donnant les moyens de mettre à distance l'expérience personnelle, de développer le "regard éloigné" des élèves. Cette finalité devrait être renforcée dans le lycée du XXIe siècle. La démarche de l'enseignement de sciences économiques et sociales amène les élèves […]
Publié dans : éducation; enseignement - Ecrire un commentaire
Par christophe - Voir les commentaires
Mardi 1 décembre 2009 2 01 12 2009 06:37


Un billet très court pour vous signaler quelques liens intéressants sur l'état du monde ... - un nouveau type de journalisme (haut de gamme) est peut être en train de naître avec le web documentaire. En voici un exemple "Voyage au bout du charbon" (sur les mines de charbon en Chine). Cela donne envie de monter un projet T.I.C avec les élèves, non ^^ - Passons maintenant aux Etats-Unis. Trois liens liés au New-York times ont attiré mon attention:         1 / Qui est le plus frappé par la crise ? Voici les taux de chômage selon différents critères: sexe, âge, diplôme, race...voir ici         2 / Impressionant est la carte des Etats-Unis de la progression du taux de chômage (voir ici)         3/ A l'heure où nous tentons de parler de notre identité nationale, une carte interactive de l'immigration aux Etats-Unis (voir ici) - Enfin, revenons à la France et à notre système scolaire avec cet article de François Dubet sur une critique de l'égalité des chances et de la méritocratie à la française (voir ici) Bonnes lectures ! Ajouter un commentaire
Publié dans : des articles très instructifs - Ecrire un commentaire
Par christophe - Voir les commentaires
Dimanche 29 novembre 2009 7 29 11 2009 06:30


Je viens de voir le thème du chômage en Terminale et je vais l'aborder en Seconde. L'une des difficultés est de donner une réponse à la question suivante: qu'est-ce qu'un chômeur ? Cela parait simple à priori. En réalité, les élèves - même s'ils n'en ont pas conscience- pointent souvent, par leurs questions, les obstacles liés à cette question: est-ce seulement quelqu'un qui n'a pas d'emploi et qui en cherche un ?             Retracer (très brièvement) une partie de l'histoire de la notion de chômeur peut permettre d'apporter quelques éclairages supplémentaires et remettre en perspectives les polémiques depuis une dizaine d'années en France sur cet indicateur.     Etape 1/ Pauvres, indigents, vagabonds ou sans-emploi ?           (fin XIX- début XX)   Avec l'essor du capitalisme naissant, le salarié était celui qui  n’avait rien à échanger hormis sa force de travail. Etre salarié, à l'époque, c’était s’installer dans la dépendance ; ce qui n'était pas le cas des travailleurs indépendants qui pouvaient bénéficier d'une sécurité realtive fondée sur la propriété privée de leurs terres, de leurs commerces ou de leurs boutiques... C'était être condamné à vivre « au jour la journée » (on était payé la journée). Par conséquent, le salarié pouvait se retrouver très rapidement sans emploi, pauvre et vagabond.     En 1891, en France, dans le recensement, il existait une catégorie particulière, la "population non classée" qui comprenait des actifs et des inactifs ! Ainsi, cette catégorie englobait des: - "professions inconnues" - "individus non classés" : enfants trouvés, placés en nourrice, personnes internées dans les asiles... - "sans profession" : personnes qui ont déclaré "être sans place" (donc proche du chômeur), mais aussi saltimbanques, bohémiens, vagabonds et filles publiques !! (source: R. Salais l'invention du chômage  PUF 1986) Cet indicateur statistique avait, évidemment de moins en moins de sens. Il a donc fallu faire une différence entre les pauvres, les marginaux et les sans emploi (ce qui n'allait pas de soi au départ puisqu'ils étaient confondus !) Les seconds étaient sans emploi mais ils avaient des dispositions à exercer une activité professionnelle déclarée et rémunérée. On a donc franchit une première étape en distinguant pauvre et sans emploi . R. Salais montre qu'une étape décisive a été réalisée lors du recensement de 1896 en France.       Etape 2 / Le chômage fait individuel ou social ? (début XX- entre-deux guerres - fin XX) Dans les […]
Publié dans : terminale - Ecrire un commentaire
Par christophe - Voir les commentaires
Mercredi 25 novembre 2009 3 25 11 2009 07:46


Bon, alors, si je n'arrive plus à écrire régulièrement des billets sur mon blog, c'est en raison d'un emploi du temps très serré. Mais vous ne devinerez jamais pour quelles raisons ! Ce billet va me donner l'occasion de me décentrer de ma position d'enseignant pour occuper un temps celle du parent d'élève. J'ai trois enfants qui sont scolarisés (en troisième, cinquième et CE2) Figurez-vous que je fais moi aussi  une double journée de travail ^^ (toute proportion gardée évidemment). Voici, à titre d'exemple, ce que j'ai dû entreprendre pour aider mes enfants (sans compter ce que ma femme fait aussi évidemment): - mon petit dernier est en train d'étudier la préhistoire, il adore cela, mais c'est vrai que les noms sont parfois difficiles à retenir, il a du mal à "visualiser" les progrès que les hommes préhistoriques ont réalisés. L'évolution de l'espèce humaine est, pour moi, un des moments clés de notre Histoire. J'avais déjà utilisé avec son frère et sa soeur la série "Il était une fois l'Homme" (que je regardais quand j'étais petit ^^). Cela permettait de réviser en s'amusant. Cet été, nous sommes allés visiter les grottes de Lascaux (voir le site somptueux ici). Une grande claque !  Aujourd'hui, j'ai donc regardé (pour la dixième fois) avec lui "L'odyssée de l'espèce". Un documentaire remarquable sur le fond (de nombreuses questions existentielles sont abordées) et la forme (on raconte une histoire). A chaque épisode, il commentait en me disant ce qu''il avait vu en cours ou en me posant des questions diverses. - mon fils cadet avait un travail de recherche sur Vermeer. Puis il devait  réaliser un dessin à partir d'une oeuvre de ce peintre (qui n'est pas connu pour être simple à réaliser étant donné les jeux de lumière). Evidemment, il choisi un tableau du peintre (celui-ci) et essaye de le reproduire. Après plusieurs essais infructueux sur la position du buste, puis sur le dessin des yeux, du nez et de la bouche, c'est papa qui prend alors les choses en main, le fiston réalisera la mise en couleur. - ma fille aînée avait elle aussi un dessin à réaliser en perspective oblique (avec 2 points de fuite): une grue de chantier avec un projet architectural inspiré des bâtiments de son collège !!! Je n'ai jamais été excellent en géométrie et le dessin industriel n'est pas mon point fort (même si je suis admiratif devant les travaux d'architecte ou d'ingénieurs). Ma fille avait réalisé la grue (avec l'aide de son enseignante), il fallait faire le reste (le […]
Publié dans : éducation; enseignement - Ecrire un commentaire
Par chrstophe - Voir les 1 commentaires
Mercredi 11 novembre 2009 3 11 11 2009 10:34


En ce moment, les catalogues de jouets arrivent dans les boites aux lettres. Mes enfants, comme les autres, réclament des jeux vidéo. C'est une période cruciale pour l'industrie des jeux vidéos car les trois derniers mois de l'année représentent 60 % des ventes annuelles. Le 16 novembre, Shigeru Miyamoto (celui qu'on appelle le Spielberg des jeux vidéo) aura 57 ans. Le 20 novembre, beaucoup vont se précipiter sur New SuperMariosBros Wii (la dernière aventure du plombier moustachu) J'ai lu un article dans le Nouvel Observateur  de cette semaine: "Miyamoto, maître du jeu" qui me servira de base pour ce billet. A travers le succès de l'entreprise nintendo et de Miyamoto, on peut déceler quelques perspectives sur l'évolution de nos sociétés. D'abord,  quelques chiffres (^^) pour avoir une idée de l'ampleur du succès: - les consoles de jeux: la DS a battu tous les records de vente depuis sa sortie en 2004 soit 135 millions dans le monde (7.7 millions en France). - les jeux: voici le top 6 des jeux les plus vendus en France depuis le 1 er janvier 2009:                  1 - Wii Fit (490 000 exemplaires)                                           (Nintendo Wii)                  2 - Wii Sports Resort (390 000 exemplaires)                                             (Nintendo Wii)                  3 - MarioKart Wii (375 000 exemplaires)                                                      (Nintendo Wii)                  4 - Prof. Layton et l'Etrange village (305 000exemplaires)                                           (Nintendo DS)                            5 - Pokémon Platine (290 000 exemplaires)                                            (Nintendo DS)                  6 - Fifa 2010 (187 000 exemplaires)                                            (Sony PS3) Ces chiffres sont particulièrement révélateurs des changements à l'oeuvre dans l'industrie des jeux vidéos depuis quelques années: longtemps réservés aux "gamers" (pour simplifier, les jeunes - surtout les garçons- qui exigent des jeux de plus en plus spectaculaires et complexes), les jeux vidéos ont considérablement élargi leur clientèle: les femmes, les seniors. En effet, les exercices pour le cerveau du Pr Kawashima ("Quel âge a votre cerveau ?" sur Nintendo DS) ont été vendus à 1.8 millions d'exemplaires en France. La Wii fit (Nintendo Wii),numéro 1 des ventes, est une sorte de balance qui permet de faire du yoga, du ski, de la gym, de mesurer sa progression. Cette console a donc fait son entrée dans […]
Publié dans : éducation; enseignement - Ecrire un commentaire
Par christophe - Voir les 1 commentaires
Lundi 9 novembre 2009 1 09 11 2009 13:30


Alors, soyons aujourd'hui, très "développement personnel" (c'est tendance, non ? ^^). J'ai toujours eu des difficultés à préparer les séances de correction pour qu'elles soient constructives. Etant donné que, depuis le retour des vacances, les résultats des évaluations s'enchaînent, je vous ai préparé un billet sur ce que je vois en classe durant ces séances. Pour cela, je me suis inspiré d'un article sur les 7 causes de l'échec. Je vais l'adapter  avec un peu d'humour aux élèves qui ont à réaliser un devoir de type Bac Comment échouer en Sciences Economiques et Sociales ? 1. les perfectionnistes : J'en connais qui pense encore que, s'ils oublient un seul aspect du sujet (en général, un détail), leur devoir ne sera pas terrible (c'est l'hécatombe)... Pour eux, tout ce qui n'est pas parfait est considéré comme un échec. Ils sont à la recherche de longs développements, des théories savantes, du cours comme s'il en pleuvait ou des analyses de documents de haute voltige. Ils sont perfectionnistes jusqu'au bout des ongles, mais le mieux est parfois l'ennemi du bien... Leur attitude peut engendrer deux postures différentes (le tout ou rien ^^) - soit l'élève se lance à corps perdu dans de frénétiques révisions. Encore une fois, je suis frappé de voir, chez certains, les efforts de mémorisation réalisés au mois de Juin lors des épreuves de Bac. Le risque ? l'élève tombe souvent dans le hors-sujet (en voulant tout traiter), donc de récolter une très faible récompense des efforts fournis. - soit l'élève est découragé devant l'ampleur de la tâche: jamais il ne pourra atteindre de tels sommets. Donc, il fait semblant de travailler et de réfléchir (pour ne pas perdre la face), tout en n'étant pas dupe que ce qu'il fait est nul. Le risque ?  Peu d'implication dans la réflexion et le travail tout au long de l'année, peu d'inspiration dans le traitement du sujet, un étalage de généralités ni vraies ni fausses (du type: c'est la crise qui explique le chômage...), donc une note passable. 2. les pessimistes : Plus noir qu'eux, il n'y a pas. A la lecture du corrigé, ils se disent: je ne sais pas faire un plan, je  ne comprends pas les documents, je ne sais pas quoi faire d'autre que répêter ce qui est dans le texte.... Alors à quoi bon... ?? Leur histoire est la chronique d'un échec annoncé: en général, au mois de juin et de septembre, ils se rendent compte des conséquences concrètes de cette posture. En réalité, ils noircissent d'eux-même en oubliant qu'ils avaient des […]
Publié dans : terminale - Ecrire un commentaire
Par christophe - Voir les commentaires
Jeudi 5 novembre 2009 4 05 11 2009 06:25


Nous avons constaté l'importance de la productivité du travail dans les grandes surfaces. Une première série d'explications résidait dans l'utilisation rationnelle de la force de travail (billet précédent). Aujourd'hui, nous allons analyser la deuxième source de productivité: le facteur capital et le progrès technique. Une stratégie d'accumulation du capital et de progrès technique Nous avions déjà parlé d'un certain nombre d'innovations dans les grandes surfaces (relire " caisse que vous en pensez ?" n°1 et n°2) D'après une enquête de l'INSEE en 2006 (Innovation et marchés de la grande distribution), on peut distinguer 5 types d'innovation dans la grande distribution L'innovation de concept de vente: il s'agit donc d'un ensemble d'équipements matériels ou non qui permettent de fournir en supplément des services commerciaux: ils augmentent ainsi les ventes et la richesse par m2. De nouvelles méthodes de gestion des flux: c'est un aspect stratégique car les grandes surfaces voient circuler un nombre très important de biens, d'argent et d'informations. Par conséquent, connaître ses flux, les exploiter au mieux permet d'accéler la rotation du capital circulant (par exemple les stocks), ce qui par conséquence fait baisser les coûts (les stocks coûtent cher et utilisent beaucoup d'espace). Des innovations organisationnelles: elles sont très souvent invisibles aux clients. On peut, par un réseau inter-entreprise (franchises ou succursales)ou par les centrales d'achat trouver des gains de productivité substantiels. De même, en améliorant l'ergonomie des postes de travail, un salarié peut soulever d'avantages de produits. Enfin, les innovations relationnelles concernent les liens relations en amont et en aval, avec les clients,ou les fournisseurs. L'exemple du développement très poussé des procédés de fidélisation du client (Leclerc avec sa carte de fidélité, les MDD marque des Distributeurs) participent à l'augmentation du chiffre d'affaires pour un même nombre de salarié ou de surface. On peut maintenant, à partir de cette grille d'analyse, évaluer l'impact de ces innovations 5 - On a pondéré les entreprises par leur chiffre d'affaires car certaines grandes surfaces sont une seule et même entreprise, alors que pour d'autres chaque établissement est à lui seul une. Calculer des proportions d'entreprises innovantes sans tenir compte de la taille reviendrait à donner autant d'importance à l'innovation dans un magasin Leclerc (réseaud'indépendants) qu'à celle de […]
Publié dans : terminale - Ecrire un commentaire
Par christophe - Voir les commentaires
Mercredi 4 novembre 2009 3 04 11 2009 11:00


Après avoir dressé le constat d'une productivité du travail élevée dans les grandes surfaces en France, essayons d'en rechercher les facteurs explicatifs (sans prétendre à l'exhaustivité bien évidemment). Aujourd'hui, nous allons analyser les facteurs liés à l'organisation du travail et au facteur travail. Quelques rappels généraux sont tout d'abord nécessaires. Nous pouvons distinguer quatre origines aux gains de productivité : 1 / l'investissement et l'accumulation du capital. En effet, en utilisant davantage de biens d'équipement, l'efficacité du travail sera améliorée. Comme on dit souvent, pour travailler, il faut disposer des outils ^^ 2 / la division du travail. En rationalisant l'organisation de la force de travail, chaque heure d'effort sera plus efficace: gain d'habileté, de temps, mécanisation: ce sont les trois arguments qu'Adam Smith avait repéré pour justifier le lien entre division du travail et productivité. 3/  la qualité de la main-d'oeuvre. Des salariés mieux instruits et formés seront plus efficaces dans leurs activités. 4/ le progrès technique  Il peut être à l'origine d'une nouvelle combinaison productive qui permettra de produire plus en moins de temps. Dans ce premier billet sur les origines des gains de productivité, nous allons nous concentrer sur le facteur travail (origine n°2 et 3). Une organisation de la force de travail au service de l'efficacité. - A- Les grandes surfaces reposent sur une organisation qui n'est pas sans rappeler le taylorisme avec une division verticale du travail très poussée comme on peut le voir sur ce schéma D'autre part, pour le personnel en prise directe avec la clientèle, les normes sont très strictes et la surveillance très présente. Ainsi une caissière devra (en autre) respecter deux exigences qui peuvent s'avèrer contradictoires à certains moments (notamment en cas de très forte affluence):     - le rythme de passage qui va de 20 à 40 articles par minute : c'est la contrainte de rapidité.     - appliquer le "SBAM": Sourire, Bonjour, Au revoir, Merci : ici, il s'agit de la contrainte de qualité du service rendu. Pour obéir à ces impératifs de productivité, les grandes surfaces recherchent un personnel particulier dans leur recrutement: ce sont les salariés qui n'ont pas beaucoup d'autres choix dans leur possibilités d'embauche. Une discipline stricte, un personnel aux ordres...mais ce n'est pas la seule source de productivité - B - Une flexibilité pour faire face aux fluctuations de la […]
Publié dans : terminale - Ecrire un commentaire
Par christophe - Voir les commentaires
Mardi 3 novembre 2009 2 03 11 2009 11:19


Nous allons analyser l'efficacité productive des grandes surfaces à travers 3 questions esssentielles: 1 / leur organisation sont-elles efficaces ? 2 / Quels moyens utilisent-elles pour augmenter leur productivité ? 3 / Quelles ont été les utilisations de ces gains de productivité ? Ces questions renvoient à différents thèmes du programme de Terminale: le rôle du progrès technique, l'organisation du travail, le partage des gains de productivté. Aujourd'hui, nous nous limiterons à la première question pour ne pas faire des billets trop longs. Les grandes surfaces sont-elles efficaces ? En économie, on utilise le concept de productivité pour connaître l'efficacité: - de la combinaison productive (productivité globale = production / facteurs de production) - du facteur travail (productivité du travail = production / facteur travail). Souvent, on confond production (le résultat de la combinaison productive) et productivité (confrontation entre le résultat obtenu et les moyens utilisé pour obtenir ce résultat). Les deux ne sont pas équivalent: une entreprise peut produire beaucoup avec une faible productivité, inversement une autre entreprise peut avoir une production plus modeste avec une forte productivité. Concrètement, si on prend l'exemple de l'industrie, on peut obtenir divers indicateurs de la productivité du travail: - productivité physique: un salarié produit  x voitures par an - productivité monétaire:     - soit  par personne: un salarié réalise un chiffre d'affaires ou une valeur ajoutée de x euros par an.     - soit par heure de travail: un salarié réalise un chiffre d'affaires ou une valeur ajoutée de x euros par heure. Appliquons maintenant ces généralités aux grandes surfaces.   Productivité horaire (Valeur Ajoutée / heure de travail) en € en PPA en 2005 Indice base 100 = France   Allemagne   20.87   89   Danemark   18.03   77   Pays Bas   17.25   74   Royaume-Uni   20.19   86   France   23.10   100 Source:  EU-KLEMS ; OCDE et données sociales de la FCD, Insee ; Food Marketing Institute, Progressive Grocer, Food Industry Center [Dube et al., 2005] ;estimations fondées sur les rapports d’activités de Wal-Mart (www.walmartstores.com) .Cité dans bas salaires et qualité de l'emploi rapport du cepremap Clé de lecture: en Allemagne, chaque heure de travail dans les grandes surfaces crée une richesse de 20.87 €, ce qui représente 89 % de la richesse créée par heure de travail en France. Commentaire: nous voyons, à l'évidence, que les grandes […]
Publié dans : terminale - Ecrire un commentaire
Par christophe - Voir les commentaires
Dimanche 25 octobre 2009 7 25 10 2009 16:27


Je vous conseille cette petite vidéo (en anglais avec les sous-titres en français) de 4 minutes qui relate la façon dont les médias américains ont traité l'actualité en février 2007. Alisa Miller dirige Radio Public International et nous livre une mini-conférence avec diaporama qui me laisse songeur ^^ Ajouter un commentaire
Publié dans : ce que j'ai appris du web - Ecrire un commentaire
Par christophe - Voir les 1 commentaires
Mercredi 21 octobre 2009 3 21 10 2009 11:20


Cela fait maintenant quelques semaines que les élèves sont en cours...normalement les nombreuses activités proposées ont dû les "socialiser" aux exigences méthodologiques et intellectuelles des Sciences Economiques et Sociales. Force est de constater que, pour certains, ce n'est pas le cas. En effet, un certain nombre d'élèves font toujours les mêmes erreurs...ce qui a l'inconvénient de les empêcher de progresser (et de m'en vouloir: M'sieur, j'ai travaillé et j'ai une note pas terrible"). Fort heureusement, d'autres ont pris conscience d'un certain nombre de "réflexes". Mais comme les contrôles arrivent, un dernier rappel s'impose. J'ai essayé de faire une compilation de ce qu'appelle "les erreurs de débutants" (la liste n'est pas exhaustive) 1 / Je ne réponds pas à la question posée, mais à celle qui "m'arrange". Activités proposées en classe: travail sur des sujets d'oraux (30 mn de préparation puis passage à l'oral) + préparation à la maison pour répondre aux questions posées à l'aide de documents. Je vois par exemple de longs développements montrant que l'élève a révisé...mais cela ne répond pas du tout ou partiellement au sujet. Exemple: Les nouvelles technologies peuvent-elles avoir un impact favorable sur la croissance ? Certains se sont contentés de montrer que les nouvelles technologies favorisaient la croissance (réponse du type constat / facteurs explicatifs)=> 50 % de l'énoncé a été traité. Alors que le sujet exige de s'interroger sur leurs effets économiques (suffit-il d'introduire des innovations pour qu'il y ait croissance ?). Il faut donc "être obsédé" par l'énoncé: qu'est-ce qu'on attends de moi ? Une analyse ? Une relation entre 2 variables ? Une comparaison ? Un exemple concret ?... 2/ Je considère qu'apprendre par coeur, c'est nul, je m'appuie sur les documents et je les analyse (ou l'inverse j'apprends tout par coeur et je récite) Activités proposées: contrôle des connaissances, exercices au cours desquels il faut remobiliser des savoirs acquis, exercices de raisonnement Deux erreurs qui me surprennent encore à ce stade: a- il est difficile de produire des analyses sans avoir des savoirs à sa disposition. Or, on ne peut pas réinventer à chaque fois des définitions, des raisonnements...Si des concepts et des analyses sont appris, on peut s'appuyer dessus pour en produire d'autres, pour enrichir les documents. b- tout apprendre par coeur est également néfaste: on néglige l'analyse des documents (compétence évaluée) et on donne […]
Publié dans : terminale - Ecrire un commentaire
Par christophe - Voir les 2 commentaires
Dimanche 18 octobre 2009 7 18 10 2009 16:30


Avec les élèves de Terminale, nous avons essayé de comprendre les facteurs / freins à l'innovation. J'ai trouvé quelques éléments de réponse à travers le cas de 3M. Les élèves ont été surpris de voir à quel point les conditions de l'innovation pouvait être variées. Je vous propose deux types de documents: - un bref historique du Post-it - un article plus global sur l'entreprise 3M I / Asseyez-vous, je vous raconte l'histoire du Post -it 1964. En s’amusant à mélanger en proportions diverses des monomères, Spencer Silver, un chimiste de 3M, invente par hasard un adhésif poisseux, un nouveau polymère adhésif acrylique. Plus un cohésif qu’un adhésif. Il ne colle qu’à lui-même. 1964-1968. Spencer Silver cherche à le faire commercialiser sous forme de spray. Aucune réaction du marché. 1968-1973. Interruption du développement. Le programme des polymères adhésifs est supprimé. 1973: Spencer Silver est muté dans le groupe de « recherches systèmes », il y fait la connaissance de Robert Oliveira, un biochimiste, qui croit au polymère cohésif. Ils présentent pour la énième fois leur projet au directeur technique du département Ruban. Celui-ci leur répond : « Je pars dans deux jours, voyez cela avec mon successeur. » Deux jours plus tard, Geoffrey Nicholson, nouveau directeur des programmes de recherches, qui arrivait, accepte de se lancer dans l'aventure. 1974. Art Fry, à côté de son travail chez 3M, est le chef de chœur de l’église presbytérienne de North St-Paul. Un dimanche matin, voulant empêcher les signets de papier qu’il utilise pour marquer les psaumes dans sa bible de glisser, il trouve l’application du polymère : il vient d’inventer le signet adhésif.                                                     Art Fry et le post-it Mais l’idée s’avère plus simple que sa réalisation : il faudra 2 ans de recherches personnelles (chez 3M, les chercheurs peuvent consacrer 15 % de leur temps à des projets personnels) pour mettre au point un prototype. La difficulté était d’obtenir un bloc de papier d’une épaisseur constante alors qu’une partie est encollée et l’autre pas. Le produit inventé, Art Fry le soumet à la direction du marketing. Elle est sceptique : pourquoi payer un bloc de papier alors qu’il suffit de griffonner des notes sur des feuilles volantes ? Ils décident faire un test. 1978. Marché test dans quelques villes américaines auprès des distributeurs de fournitures de bureau. C’est un fiasco ! Incapable d’expliquer à quoi cela servait, les commerciaux ne […]
Publié dans : terminale - Ecrire un commentaire
Par christophe - Voir les 2 commentaires
Samedi 17 octobre 2009 6 17 10 2009 08:19


Le dernier numéro de la revue Sciences Humaines (novembre 2009) est intéressant à plus d'un titre: -pages 16 à 21: une série d'articles très clairs sur la mobilité sociale - pages 36 à 39: la méthode du "carré sémiotique" pour décrypter les discours politiques (avec des exemples concrets liés à la dernière campagne présidentielle française) -pages 56-57: des analyses sur deux livres qui traite de la méritocratie (celui de Marie Duru-Bellat et d'Yves Michaud) Mais ce qui a retenu mon attention est un article sur le R.S.A. (revenu de solidarité active): ce revenu vise à remplacer le RMI et l'aide parent isolé qui pouvait , dans certains cas, avoir pour défaut que le bénéficiaire du RMI n'était pas incité à reprendre un emploi rémunéré puisqu'il perdait d'autres aides sociales et que son activité lui occasionnait de nouvelles dépenses (transport, garde d'enfant...). Le RSA permet de cumuler les aides, il disparait une fois que le bénéficiaire atteint le SMIC à temps plein. L'objectif affiché par Martin Hirsch est de réduire la pauvreté, il est repris par la majorité présidentielle qui y voit un moyen de lutter contre la logique d'assistance... Cette mesure a été soumise à plusieurs expérimentations: on a comparé les résultats obtenus entre une population ayant bénéficié du RSA et une population qui n'a pas obtenu le RSA. On y apprend que: 1 / le RSA permet d'obtenir 30 % de retrour à l'emploi en plus => l'incitation monétaire a donc un réel impact sur ce point, l'individu est sensible au calcul coûts / avantages lorsqu'il doit choisir entre garder l'aide sociale ou rechercher un emploi. 2/ Mais il n'est pas évident que le sort des individus se soit amélioré : leur revenu n'est guère au-dessus du seuil de pauvreté. De plus, les bénéficiaires ont témoigné des nombreux obstacles qu'ils ont dû franchir dans leur parcours du combattant (trouver un emploi n'est pas chose aisée, d'autant plus qu'on peut être "étiqueté" Rmiste...). Conclusion: on a modifié le comportement des individus, mais leur situation s'est-elle réellement améliorée ? A partir de ces résultats, le pouvoir politique en a conclu que l'expérience était positive et qu'il fallait généraliser le RSA. Cette décision, on le voit, ne s'appuie que sur une partie des résultats de l'expérimentation (celle qui s'accorde le mieux aux représentations politiques de la majorité face à la question de la pauvreté). pour prolonger: Bernard Gomel et Evelyne Serverin "expérimenter pour décider ? Le RSA en débat" […]
Publié dans : terminale - Ecrire un commentaire
Par christophe - Voir les 1 commentaires
Mercredi 14 octobre 2009 3 14 10 2009 17:03


Avec les élèves de seconde, nous étudions le rôle de la famille. Un des aspects souvent étudiés concerne la répartition des tâches au sein du couple. Pour cela, nous utilisons souvent l'enquête emploi du temps de l'INSEE de 1999. Voici le document que j'ai donné aux élèves avec la question d'analyse à laquelle il fallait répondre: Emploi du temps d'un couple ayant 2 enfants:                                                                                     homme                femmetemps physiologique                                         (sommeil + toilette + repas)                                11h45mn             11h24mn temps professionnel (y compris trajet domicile-travail)                          6h42mn               5h07mn temps domestique (ménage, cuisine, vaisselle, bricolage...)             1h29mn               4h17mn temps de loisirs (Télé, lecture, promenade, sports...)                                   2h41mn               1h55mn temps de sociabilité (conversations, téléphone, visites, courrier...)     1h23mn                1h17mn Question: les hommes et les femmes n'ont pas le même emploi du temps. S'agit-il d'une différence ou d'une inégalité ? Justifiez Réponse: - pour les garçons (dans 80 % des cas), il s'agit d'une différence car il y a un partage des activités: les hommes ont un temps de travail professionnel plus élevé d'où un temps de travail domestique plus faible. C'est l'inverse pour les femmes. - pour les filles (dans 100 % des cas): il s'agit d'une inégalité car le temps domestique prend beacoup de place et fait baisser le temps de loisirs par rapport aux hommes. Les femmes ont donc moins de temps libre et peuvent moins s'investir dans le temps professionnel. Cherchez l'erreur....^^ Ajouter un commentaire
Publié dans : seconde - Ecrire un commentaire
Par christophe - Voir les 4 commentaires

Discutez, débattez..

S.O.S. ... ??


 

blog-SOS.JPG


Un blog ... Pourquoi faire ?

- vous faire découvrir les S.E.S.
  (sciences économiques et sociales),

- partager mes découvertes sur le web 2.0.

- donner mes réflexions sur ma pratique d'enseignant





AddThis Social Bookmark Button Performancing Metrics





 


Bien vu, bien dit !

POUR LES REVISIONS DU BAC ES,
UN BILLET INDISPENSABLE ICI





 Abonnez-vous aux Flux RSS
en cliquant juste en dessous





Si tu veux changer le monde,

Sois le changement


Gandhi



Fichier hébergé par Archive-Host.com

Wassily Kandinsky
"Composition VIII"

Je n'ai pas de talents particuliers. 

Je suis juste passionnément curieux.

 


Albert Einstein


Pieter Brueghel

"La Tour de Babel"




" C'est vieux comme le monde, la nouveauté "
Jacques Prévert


Hebergement gratuit d image et photo

Alberto Giacometti

"Annette dans le studio"


/a_la_une
Wikio - Top des blogs




blogasty BlogoMetrie 2.0 web stats 
paperblog member

Mes toiles favorites

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés