Jeudi 5 novembre 2009


Nous avons constaté l'importance de la productivité du travail dans les grandes surfaces. Une première série d'explications résidait dans l'utilisation rationnelle de la force de travail (billet précédent). Aujourd'hui, nous allons analyser la deuxième source de productivité: le facteur capital et le progrès technique. Une stratégie d'accumulation du capital et de progrès technique Nous avions déjà parlé d'un certain nombre d'innovations dans les grandes surfaces (relire " caisse que vous en pensez ?" n°1 et n°2) D'après une enquête de l'INSEE en 2006 (Innovation et marchés de la grande distribution), on peut distinguer 5 types d'innovation dans la grande distribution L'innovation de concept de vente: il s'agit donc d'un ensemble d'équipements matériels ou non qui permettent de fournir en supplément des services commerciaux: ils augmentent ainsi les ventes et la richesse par m2. De nouvelles méthodes de gestion des flux: c'est un aspect stratégique car les grandes surfaces voient circuler un nombre très important de biens, d'argent et d'informations. Par conséquent, connaître ses flux, les exploiter au mieux permet d'accéler la rotation du capital circulant (par exemple les stocks), ce qui par conséquence fait baisser les coûts (les stocks coûtent cher et utilisent beaucoup d'espace). Des innovations organisationnelles: elles sont très souvent invisibles aux clients. On peut, par un réseau inter-entreprise (franchises ou succursales)ou par les centrales d'achat trouver des gains de productivité substantiels. De même, en améliorant l'ergonomie des postes de travail, un salarié peut soulever d'avantages de produits. Enfin, les innovations relationnelles concernent les liens relations en amont et en aval, avec les clients,ou les fournisseurs. L'exemple du développement très poussé des procédés de fidélisation du client (Leclerc avec sa carte de fidélité, les MDD marque des Distributeurs) participent à l'augmentation du chiffre d'affaires pour un même nombre de salarié ou de surface. On peut maintenant, à partir de cette grille d'analyse, évaluer l'impact de ces innovations 5 - On a pondéré les entreprises par leur chiffre d'affaires car certaines grandes surfaces sont une seule et même entreprise, alors que pour d'autres chaque établissement est à lui seul une. Calculer des proportions d'entreprises innovantes sans tenir compte de la taille reviendrait à donner autant d'importance à l'innovation dans un magasin Leclerc (réseaud'indépendants) qu'à celle de […]
Publié dans : terminale - Ecrire un commentaire
Par christophe - Voir les commentaires
Mercredi 4 novembre 2009


Après avoir dressé le constat d'une productivité du travail élevée dans les grandes surfaces en France, essayons d'en rechercher les facteurs explicatifs (sans prétendre à l'exhaustivité bien évidemment). Aujourd'hui, nous allons analyser les facteurs liés à l'organisation du travail et au facteur travail. Quelques rappels généraux sont tout d'abord nécessaires. Nous pouvons distinguer quatre origines aux gains de productivité : 1 / l'investissement et l'accumulation du capital. En effet, en utilisant davantage de biens d'équipement, l'efficacité du travail sera améliorée. Comme on dit souvent, pour travailler, il faut disposer des outils ^^ 2 / la division du travail. En rationalisant l'organisation de la force de travail, chaque heure d'effort sera plus efficace: gain d'habileté, de temps, mécanisation: ce sont les trois arguments qu'Adam Smith avait repéré pour justifier le lien entre division du travail et productivité. 3/  la qualité de la main-d'oeuvre. Des salariés mieux instruits et formés seront plus efficaces dans leurs activités. 4/ le progrès technique  Il peut être à l'origine d'une nouvelle combinaison productive qui permettra de produire plus en moins de temps. Dans ce premier billet sur les origines des gains de productivité, nous allons nous concentrer sur le facteur travail (origine n°2 et 3). Une organisation de la force de travail au service de l'efficacité. - A- Les grandes surfaces reposent sur une organisation qui n'est pas sans rappeler le taylorisme avec une division verticale du travail très poussée comme on peut le voir sur ce schéma D'autre part, pour le personnel en prise directe avec la clientèle, les normes sont très strictes et la surveillance très présente. Ainsi une caissière devra (en autre) respecter deux exigences qui peuvent s'avèrer contradictoires à certains moments (notamment en cas de très forte affluence):     - le rythme de passage qui va de 20 à 40 articles par minute : c'est la contrainte de rapidité.     - appliquer le "SBAM": Sourire, Bonjour, Au revoir, Merci : ici, il s'agit de la contrainte de qualité du service rendu. Pour obéir à ces impératifs de productivité, les grandes surfaces recherchent un personnel particulier dans leur recrutement: ce sont les salariés qui n'ont pas beaucoup d'autres choix dans leur possibilités d'embauche. Une discipline stricte, un personnel aux ordres...mais ce n'est pas la seule source de productivité - B - Une flexibilité pour faire face aux fluctuations de la […]
Publié dans : terminale - Ecrire un commentaire
Par christophe - Voir les commentaires
Mardi 3 novembre 2009


Nous allons analyser l'efficacité productive des grandes surfaces à travers 3 questions esssentielles: 1 / leur organisation sont-elles efficaces ? 2 / Quels moyens utilisent-elles pour augmenter leur productivité ? 3 / Quelles ont été les utilisations de ces gains de productivité ? Ces questions renvoient à différents thèmes du programme de Terminale: le rôle du progrès technique, l'organisation du travail, le partage des gains de productivté. Aujourd'hui, nous nous limiterons à la première question pour ne pas faire des billets trop longs. Les grandes surfaces sont-elles efficaces ? En économie, on utilise le concept de productivité pour connaître l'efficacité: - de la combinaison productive (productivité globale = production / facteurs de production) - du facteur travail (productivité du travail = production / facteur travail). Souvent, on confond production (le résultat de la combinaison productive) et productivité (confrontation entre le résultat obtenu et les moyens utilisé pour obtenir ce résultat). Les deux ne sont pas équivalent: une entreprise peut produire beaucoup avec une faible productivité, inversement une autre entreprise peut avoir une production plus modeste avec une forte productivité. Concrètement, si on prend l'exemple de l'industrie, on peut obtenir divers indicateurs de la productivité du travail: - productivité physique: un salarié produit  x voitures par an - productivité monétaire:     - soit  par personne: un salarié réalise un chiffre d'affaires ou une valeur ajoutée de x euros par an.     - soit par heure de travail: un salarié réalise un chiffre d'affaires ou une valeur ajoutée de x euros par heure. Appliquons maintenant ces généralités aux grandes surfaces.   Productivité horaire (Valeur Ajoutée / heure de travail) en € en PPA en 2005 Indice base 100 = France   Allemagne   20.87   89   Danemark   18.03   77   Pays Bas   17.25   74   Royaume-Uni   20.19   86   France   23.10   100 Source:  EU-KLEMS ; OCDE et données sociales de la FCD, Insee ; Food Marketing Institute, Progressive Grocer, Food Industry Center [Dube et al., 2005] ;estimations fondées sur les rapports d’activités de Wal-Mart (www.walmartstores.com) .Cité dans bas salaires et qualité de l'emploi rapport du cepremap Clé de lecture: en Allemagne, chaque heure de travail dans les grandes surfaces crée une richesse de 20.87 €, ce qui représente 89 % de la richesse créée par heure de travail en France. Commentaire: nous voyons, à l'évidence, que les grandes […]
Publié dans : terminale - Ecrire un commentaire
Par christophe - Voir les commentaires
Dimanche 25 octobre 2009


Je vous conseille cette petite vidéo (en anglais avec les sous-titres en français) de 4 minutes qui relate la façon dont les médias américains ont traité l'actualité en février 2007. Alisa Miller dirige Radio Public International et nous livre une mini-conférence avec diaporama qui me laisse songeur ^^ Ajouter un commentaire
Publié dans : ce que j'ai appris du web - Ecrire un commentaire
Par christophe - Voir les 1 commentaires
Mercredi 21 octobre 2009


Cela fait maintenant quelques semaines que les élèves sont en cours...normalement les nombreuses activités proposées ont dû les "socialiser" aux exigences méthodologiques et intellectuelles des Sciences Economiques et Sociales. Force est de constater que, pour certains, ce n'est pas le cas. En effet, un certain nombre d'élèves font toujours les mêmes erreurs...ce qui a l'inconvénient de les empêcher de progresser (et de m'en vouloir: M'sieur, j'ai travaillé et j'ai une note pas terrible"). Fort heureusement, d'autres ont pris conscience d'un certain nombre de "réflexes". Mais comme les contrôles arrivent, un dernier rappel s'impose. J'ai essayé de faire une compilation de ce qu'appelle "les erreurs de débutants" (la liste n'est pas exhaustive) 1 / Je ne réponds pas à la question posée, mais à celle qui "m'arrange". Activités proposées en classe: travail sur des sujets d'oraux (30 mn de préparation puis passage à l'oral) + préparation à la maison pour répondre aux questions posées à l'aide de documents. Je vois par exemple de longs développements montrant que l'élève a révisé...mais cela ne répond pas du tout ou partiellement au sujet. Exemple: Les nouvelles technologies peuvent-elles avoir un impact favorable sur la croissance ? Certains se sont contentés de montrer que les nouvelles technologies favorisaient la croissance (réponse du type constat / facteurs explicatifs)=> 50 % de l'énoncé a été traité. Alors que le sujet exige de s'interroger sur leurs effets économiques (suffit-il d'introduire des innovations pour qu'il y ait croissance ?). Il faut donc "être obsédé" par l'énoncé: qu'est-ce qu'on attends de moi ? Une analyse ? Une relation entre 2 variables ? Une comparaison ? Un exemple concret ?... 2/ Je considère qu'apprendre par coeur, c'est nul, je m'appuie sur les documents et je les analyse (ou l'inverse j'apprends tout par coeur et je récite) Activités proposées: contrôle des connaissances, exercices au cours desquels il faut remobiliser des savoirs acquis, exercices de raisonnement Deux erreurs qui me surprennent encore à ce stade: a- il est difficile de produire des analyses sans avoir des savoirs à sa disposition. Or, on ne peut pas réinventer à chaque fois des définitions, des raisonnements...Si des concepts et des analyses sont appris, on peut s'appuyer dessus pour en produire d'autres, pour enrichir les documents. b- tout apprendre par coeur est également néfaste: on néglige l'analyse des documents (compétence évaluée) et on donne […]
Publié dans : terminale - Ecrire un commentaire
Par christophe - Voir les 2 commentaires
Dimanche 18 octobre 2009


Avec les élèves de Terminale, nous avons essayé de comprendre les facteurs / freins à l'innovation. J'ai trouvé quelques éléments de réponse à travers le cas de 3M. Les élèves ont été surpris de voir à quel point les conditions de l'innovation pouvait être variées. Je vous propose deux types de documents: - un bref historique du Post-it - un article plus global sur l'entreprise 3M I / Asseyez-vous, je vous raconte l'histoire du Post -it 1964. En s’amusant à mélanger en proportions diverses des monomères, Spencer Silver, un chimiste de 3M, invente par hasard un adhésif poisseux, un nouveau polymère adhésif acrylique. Plus un cohésif qu’un adhésif. Il ne colle qu’à lui-même. 1964-1968. Spencer Silver cherche à le faire commercialiser sous forme de spray. Aucune réaction du marché. 1968-1973. Interruption du développement. Le programme des polymères adhésifs est supprimé. 1973: Spencer Silver est muté dans le groupe de « recherches systèmes », il y fait la connaissance de Robert Oliveira, un biochimiste, qui croit au polymère cohésif. Ils présentent pour la énième fois leur projet au directeur technique du département Ruban. Celui-ci leur répond : « Je pars dans deux jours, voyez cela avec mon successeur. » Deux jours plus tard, Geoffrey Nicholson, nouveau directeur des programmes de recherches, qui arrivait, accepte de se lancer dans l'aventure. 1974. Art Fry, à côté de son travail chez 3M, est le chef de chœur de l’église presbytérienne de North St-Paul. Un dimanche matin, voulant empêcher les signets de papier qu’il utilise pour marquer les psaumes dans sa bible de glisser, il trouve l’application du polymère : il vient d’inventer le signet adhésif.                                                     Art Fry et le post-it Mais l’idée s’avère plus simple que sa réalisation : il faudra 2 ans de recherches personnelles (chez 3M, les chercheurs peuvent consacrer 15 % de leur temps à des projets personnels) pour mettre au point un prototype. La difficulté était d’obtenir un bloc de papier d’une épaisseur constante alors qu’une partie est encollée et l’autre pas. Le produit inventé, Art Fry le soumet à la direction du marketing. Elle est sceptique : pourquoi payer un bloc de papier alors qu’il suffit de griffonner des notes sur des feuilles volantes ? Ils décident faire un test. 1978. Marché test dans quelques villes américaines auprès des distributeurs de fournitures de bureau. C’est un fiasco ! Incapable d’expliquer à quoi cela servait, les commerciaux ne […]
Publié dans : terminale - Ecrire un commentaire
Par christophe - Voir les 2 commentaires
Samedi 17 octobre 2009


Le dernier numéro de la revue Sciences Humaines (novembre 2009) est intéressant à plus d'un titre: -pages 16 à 21: une série d'articles très clairs sur la mobilité sociale - pages 36 à 39: la méthode du "carré sémiotique" pour décrypter les discours politiques (avec des exemples concrets liés à la dernière campagne présidentielle française) -pages 56-57: des analyses sur deux livres qui traite de la méritocratie (celui de Marie Duru-Bellat et d'Yves Michaud) Mais ce qui a retenu mon attention est un article sur le R.S.A. (revenu de solidarité active): ce revenu vise à remplacer le RMI et l'aide parent isolé qui pouvait , dans certains cas, avoir pour défaut que le bénéficiaire du RMI n'était pas incité à reprendre un emploi rémunéré puisqu'il perdait d'autres aides sociales et que son activité lui occasionnait de nouvelles dépenses (transport, garde d'enfant...). Le RSA permet de cumuler les aides, il disparait une fois que le bénéficiaire atteint le SMIC à temps plein. L'objectif affiché par Martin Hirsch est de réduire la pauvreté, il est repris par la majorité présidentielle qui y voit un moyen de lutter contre la logique d'assistance... Cette mesure a été soumise à plusieurs expérimentations: on a comparé les résultats obtenus entre une population ayant bénéficié du RSA et une population qui n'a pas obtenu le RSA. On y apprend que: 1 / le RSA permet d'obtenir 30 % de retrour à l'emploi en plus => l'incitation monétaire a donc un réel impact sur ce point, l'individu est sensible au calcul coûts / avantages lorsqu'il doit choisir entre garder l'aide sociale ou rechercher un emploi. 2/ Mais il n'est pas évident que le sort des individus se soit amélioré : leur revenu n'est guère au-dessus du seuil de pauvreté. De plus, les bénéficiaires ont témoigné des nombreux obstacles qu'ils ont dû franchir dans leur parcours du combattant (trouver un emploi n'est pas chose aisée, d'autant plus qu'on peut être "étiqueté" Rmiste...). Conclusion: on a modifié le comportement des individus, mais leur situation s'est-elle réellement améliorée ? A partir de ces résultats, le pouvoir politique en a conclu que l'expérience était positive et qu'il fallait généraliser le RSA. Cette décision, on le voit, ne s'appuie que sur une partie des résultats de l'expérimentation (celle qui s'accorde le mieux aux représentations politiques de la majorité face à la question de la pauvreté). pour prolonger: Bernard Gomel et Evelyne Serverin "expérimenter pour décider ? Le RSA en débat" […]
Publié dans : terminale - Ecrire un commentaire
Par christophe - Voir les 1 commentaires
Mercredi 14 octobre 2009


Avec les élèves de seconde, nous étudions le rôle de la famille. Un des aspects souvent étudiés concerne la répartition des tâches au sein du couple. Pour cela, nous utilisons souvent l'enquête emploi du temps de l'INSEE de 1999. Voici le document que j'ai donné aux élèves avec la question d'analyse à laquelle il fallait répondre: Emploi du temps d'un couple ayant 2 enfants:                                                                                     homme                femmetemps physiologique                                         (sommeil + toilette + repas)                                11h45mn             11h24mn temps professionnel (y compris trajet domicile-travail)                          6h42mn               5h07mn temps domestique (ménage, cuisine, vaisselle, bricolage...)             1h29mn               4h17mn temps de loisirs (Télé, lecture, promenade, sports...)                                   2h41mn               1h55mn temps de sociabilité (conversations, téléphone, visites, courrier...)     1h23mn                1h17mn Question: les hommes et les femmes n'ont pas le même emploi du temps. S'agit-il d'une différence ou d'une inégalité ? Justifiez Réponse: - pour les garçons (dans 80 % des cas), il s'agit d'une différence car il y a un partage des activités: les hommes ont un temps de travail professionnel plus élevé d'où un temps de travail domestique plus faible. C'est l'inverse pour les femmes. - pour les filles (dans 100 % des cas): il s'agit d'une inégalité car le temps domestique prend beacoup de place et fait baisser le temps de loisirs par rapport aux hommes. Les femmes ont donc moins de temps libre et peuvent moins s'investir dans le temps professionnel. Cherchez l'erreur....^^ Ajouter un commentaire
Publié dans : seconde - Ecrire un commentaire
Par christophe - Voir les 4 commentaires
Mercredi 16 septembre 2009


Je profite de l'actualité de la semaine (la remise du rapport sur les indicateurs de croissance lundi) pour faire un petit billet sur le sujet à partir d'un exemple préçis: le cas de l'Irlande. 1) en prenant comme critère le PIB par habitant, l'Irlande apparaît comme une économie relativement prospère: les richesses par habitant exprimées en $ (en parité de pouvoir d'achat) s'élèvent à 45 500 $ par irlandais en 2005 contre 34 145 $ en France (soir 25 % de moins) (voir source ici) 2) en terme d'évolution, là encore, on retrouve cette idée à travers ces documents (les richesses par habitant sont exprimées par rapport au PIB / habitant français qui constitue donc la base 100) La progression est spectaculaire...à tel point que l'on a qualifié l'Irlande de "tigre celtique" en la présentant comme un modèle économique (plutôt d'inspiration libérale voir source des documents). Ce qui alimente la thèse du déclin de la France... Pourtant, en parcourant le rapport stiglitz sur les indicateurs de la croissance, je tombe sur ce graphique (page 27) Ce n'est plus du tout la même tendance que l'on voit se dessiner ! Comment expliquer cet écart ? L'explication provient du fait que l'on n'utilise pas les mêmes indicateurs économiques. Approfondissons en citant le rapport en question (page 27): "Dans un contexte de mondialisation, il peut y avoir de grandes différences entre les revenus des habitants d’un pays et les mesures de la production nationale, les premiers étant, de toute évidence, plus adéquats pour mesurer le bien-être de la population. Nous aurons l’occasion de faire valoir que le secteur des ménages est particulièrement à considérer dans nos analyses et que pour les ménages, il est beaucoup plus approprié d’appréhender les choses en termes de revenus qu’en termes de mesures de la production. Une part des revenus engendrés par les activités des résidents est envoyée à l’étranger tandis que certains résidents perçoivent des revenus de l’étranger. Ces flux sont pris en compte par la notion de  revenu disponiblenational net, agrégat que l’on trouve déjà dans les systèmes de comptabilité nationale. Le Graphique 1.1 ci-dessous montre la baisse des revenus de l’Irlande par rapport au PIB du pays, traduisant le fait qu’une part croissante des bénéfices est rapatriée par les investisseurs étrangers. Ces bénéfices sont inclus dans le PIB mais n’augmentent pas le pouvoir d’achat des Irlandais. " Il ne s'agit pas d'en conclure -comme certains le font trop souvent- que […]
Publié dans : terminale - Ecrire un commentaire
Par christophe - Voir les 2 commentaires
Jeudi 10 septembre 2009


Je voudrais commencer cette nouvelle année (scolaire) par une excellente vidéo (en anglais, mais avec les sous-titres français). Pourquoi ? Sur la forme d'abord, le conférencier utilise à merveille les nouvelles technologies pour délivrer son message. L'impact visuel des statistiques sur la croissance et le développement est très fort. Son diaporama (en fin de vidéo sur les causes et les objectifs du développement) est également très éclairant ... Et enfin, il y a de l'humour, beaucoup d'humour (en particulier à la fin). Ceci dit, je ne vais pas - en cours- faire ce qu'il réalise à la fin de la conférence ^^ Sur le fond ensuite. En ce début d'année de Terminale, nous traitons de la croissance et du développement. Cette conférence illustre à merveille ce qui s'est passé durant le dernier demi-siècle: des phases de fortes croissance, une progression du développement (vous remarquerez la diversité des facteurs explicatifs du développement et leur hiérarchisation par le conférencier), avec les problèmes liés à ces évolutions (montée des inégalités, prise de conscience des limites écologiques). Enfin, c'est le titre qui est constitue le message principal de cette conférence: ce qui nous paraissait inconcevable est devenu possible. Certaines régions du monde ont connu des progrès spectaculaires qui les ont sorties de leur longue stagnation. C'est aussi un message que je veux adresser aux élèves qui angoissent en ce début d'année face aux examens ! Vraiment, je trouve que pour débuter l'année, il n'y a pas mieux... c'est l'esprit de SOS...SES...Je blogue ! Je vous laisse savourer cet instant... Pour prolonger, vous pouvez relire cet article et utiliser les statistiques comme le conférencier Mise à jour samedi 13 septembre: voici la toute dernière vidéo de juin 2009 du même conférencier qui utilise Gapminder. Ajouter un commentaire (N'ayez pas peur ^^)
Publié dans : terminale - Ecrire un commentaire
Par christophe - Voir les 2 commentaires
Lundi 1 juin 2009


Oui...alors...voilà, je dois passer un examen à la fin du mois de juin, et j'angoisse...j'angoisse, si vous saviez... Que pourrais-je faire ? Hum...je vois: vous êtes tellement sur les nerfs...que vous ne savez pas par quel bout commencer.... Absolument ! C'est d'autant plus grave que tout mon entourage me communique son stress.. Hé bien, vous allez suivre la check liste suivante: - Chaque jour, deux chapitres du programme (voir les titres ci-après) seront revus. Un le matin, l'autre en soirée. - Après chaque chapitre révisé, consulter le blog SOS...SES..., le billet "les very indispensables" et vous allez lire les billets écrits par mr F. - Ceci durant 15 jours. Et après ? Après ? Vous aurez le sentiment du devoir accompli, la plénitude de vos pensées enchantera le reste de votre entourage, et surtout, le caractère rationnel de vos arguments se mariera à merveille avec l'originalité de vos exemples. Le tout dans un style enlevé, méthodique et rigoureux. Bon ....alors... on essaye ? Voici donc la suite des indispensables...les very indispensables 2009 - 1 - Sources et limites de la croissance économique: D'abord, pour débuter, ce billet est absolument indispensable car il permet de revoir des indicateurs clés, d'en découvrir de nouveaux et d'être mesuré (vous le savez après 9 mois de Terminale ou 27 mois de SES ^^ Pour se détendre un peu (après la digestion de l'article précédent, ce dessin animé éclairant. Ces deux articles posent les enjeux du problème ici et làSi vous préférez la vidéo, il faut absolument revoir celle-ci qui permet de mesurer le chemin parcouru (à travers l'exemple d'une exploitation agricole). N'oublions pas non plus cette notion de développement durable - 2 - Accumulation du capital, progrès technique et croissance: Tout le cours sur le progrès technique est résumé dans ce dessin animé; on peut aussi revoir l'utilisation des gains de productivité   - 3- Organisation du travail et croissance:  Un concept important On peut également relire cet article sur Ford qui a connu un joli succès d'estime ^^ - 4 - Croissance et emploi: Cette série d'articles a fait (et continue de faire) un tabac, alors relise-les ici, là et encore là. Le titre de celui-ci me plait autant que les mécanismes à l'oeuvre ! J'en connais beaucoup qui ferait bien de relire ces deux articles pour être au clair: ici et là Cet article porte sur un mécanisme important (lien coût du travail et productivité). - 5 -  Les enjeux et déterminants de la mobilité sociale: […]
Publié dans : terminale - Ecrire un commentaire
Par christophe - Voir les 2 commentaires
Vendredi 29 mai 2009


Oui, je sais, il n'y a plus beaucoup de billets sur le blog. Mais que voulez-vous, j'ai plein, plein de choses à réaliser (stages, réunions, copies, jardin, loisirs, cours, services divers et variés...). J'ai une vie sociale, je suis intégré en raison de mes divers statuts sociaux (père, époux, salarié, fonctionnaire, professeur etc...) Alors, pour vous faire patienter, une petite sélection savoureuse (vous pouvez compter sur moi ^^) - le chômage dépend-t-il uniquement du marché du travail ? C'est une question que pose Etienne Wasmer (économiste). Dans une démarche de modélisation, il montre l'importance des déterminants de la mobilité géographique des individus. - Dix idées reçues sur le chômage des jeunes. Le monde publie un article qui remet en place certains "cela va de soi" qui constituent de véritables stéréotypes (donc qui empêchent la compréhension du phénomène): Un jeune sur 4 est au chômage (Mon dIeu ! Quelle horreur économique) + Le diplôme ne sert plus à rien sur le marché de l'emploi (d'ailleurs, moi même, j'arrête les études^^) + Les jeunes ne trouvent que des emplois précaires (Mon Dieu-bis-) etc... - Calcul économique et tonte de pelouses: Ah celui-là, je l'adore (et vous allez l'aimer également). De l'humour, de l'actualité (hé oui), des raisonnements économiques (calcul couts / avantages)...et une réponse à la question ^^ - La question épineuse des délocalisations: voilà un article qui fait le point sur le lien entre chômage et délocalisations (Ah, les discussions sans fin sur les japonais -ces fourmis- et les chinois - ces envahisseurs-). - Et si l'on autorisait les bacheliers à se connecter à internet ? J'aime beaucoup cet article qui -là encore- soulève des questions intéressantes. J'en connais qui vont être très intéressés (et je connais d'avance leur réponse à la question, je pense à J.D, T.B, V.G etc...^^) A noter: on peut évidemment consulter les autres articles de tous les blogs dont j'ai signalé le lien (et même me communiquer d'autres articles passionnants ^^) Ajouter un commentaire
Publié dans : des articles très instructifs - Ecrire un commentaire
Par christophe - Voir les 3 commentaires
Jeudi 14 mai 2009


La période des révisions bat son plein. Samedi, je fais le dernier devoir de type bac avec les élèves. C'est l'occasion pour moi de m'adresser à tous ceux qui s'apprêtent à passer l'épreuve finale à travers ce billet. Les dix commandements que tout élève de Terminale E.S. devra respecter durant l'épreuve de SES: Voici d'abord ma version... 1. Par l'analyse du sujet, tu commenceras. 2. De "Fatmiv", tu te rappelleras. n.b.: Fatmiv est un moyen mémotechnique pour tenter de mobiliser des éléments de cours avant de se jeter sur les documents. Fa comme faits: il faut se souvenir des évolutions essentielles, quelques exemples... T comme théorie: quels auteurs puis-je mobiliser sur ce sujet ? M comme mécanisme: quelles explications, quelles conséquences ? I comme indicateur: comment mesure-ton ce phénomène ? Quelles limites à cette mesure ? Quels ordres de grandeurs ? V comme vocabulaire: quels sont les notions clés du programme que je puis mobiliser ? 3. Pour l'analyse des documents deux colonnes (ce qui est dans le document, ce à quoi je peux le relier) tu bâtiras. 4. Pour toi (et le correcteur), un plan structuré (équilibre et cohérence) s'imposera. 5. Une introduction en trois temps tu feras. 6. Par une conclusion qui soit une véritable réponse appuyée sur le bilan des développements tu finiras. 7. Des fils directeurs type : oui et non /  économique puis social  / avant la crise et après la crise, tu éviteras. 8. Des phrases d'amorce (en début de partie) et des transitions (entre les parties) tu écriras. 9. Un stylo neuf, une montre et quelques produits réconfortants tu auras 10. Pour éviter les "fotes d'haurtograf", les phrases à la Marcel Proust (15 lignes) ou celles avec des mots mystères, tu te reliras. Voici maintenant celle des élèves 1. Un trèfle à 4 feuilles (ou l'équivalent), tu n'oublieras pas. 2. Tes histoires personnelles (Jérémy m'a lâchée, ma mère me prend la tête attends j'te dis pas...quand je pense que ma soeur va partir et moi pas, je suis véner...) tu oublieras. 3. Ta chance, tu la joueras. 4. Le sentiment d'avoir tout oublié, tu auras....mais par les méthodes et l'entraînement durant l'année, tu le vaincras. 5. les "erreurs de débutants" dont parlait un certain mr F, tu t'en rappelleras. 6. A la facilité (ouais...c'est pour moi ce sujet, j'ai super révisé, je récite le cours ou les annales, allez j'attaque direct par l'intro), tu résisteras. 7. Ta vie, devant toi (tes premiers pas, la dernière engueulade avec ton père, tes amours), […]
Publié dans : terminale - Ecrire un commentaire
Par christophe - Voir les commentaires
Lundi 27 avril 2009


En ce moment, je n'arrête pas de jardiner. Vous le savez, si vous êtes fidèle lecteur de SOS...SES, c'est l'une de mes passions (en pur amateur évidemment). Pour ce faire, je me suis équipé (achat d'outils, d'arbustes, livres, revues...). Le budget est conséquent lorsqu'on part de rien (ce qui était mon cas puisque j'ai toujours habité en ville). Avec environ 1000 m2, j'ai de quoi m'occuper: supprimer les vieilles haies de thuyas (beurk), créer un petit potager, tondre, faire des boutures, tailler...En ce moment, cela n'arrête pas (d'autant plus qu'il fait beau). Claude Monet Jardin de Vétheuil Pourquoi je vous raconte tout cela ? Ben...c'est le sujet de cet article: il a été inspiré par ma propre expérience. Mais, comme ce n'est pas un blog de jardinier, j'ai évidemment choisi de vous traiter à la façon des Sciences Economiques et Sociales  de cette activité. Alors, on se met au vert ? A Auxerre (situé dans l'Yonne, département rural ^^), deux grandes entreprises de jardinerie sont présentes: Botanic et Serres de bon pain. En m'y rendant fréquemment depuis plusieurs années, j'ai remarqué deux grandes tendances: => la mise en avant de nouvelles pratiques de jardinage (liées au développement durable) => l'importance grandissante de tout ce qui est décoration (meubles, accessoires...). Ces tendances locales sont-elles des stratégies de croissance économique plus globales ? Comment expliquer ces changements relativement récents (ils ont moins de 10 ans) ? Ce secteur économique est en train de vivre, comme on peut s'en douter, de profondes mutations liées aux transformations économiques et sociales.   Dans ce premier article, je vais essayer de synthètiser les évolutions du côté de la demande. -1-  des contraintes particulières du côté des consommateurs: Le marché de la jardinerie est saturé (les ventes ne progressent plus de façon dynamique). On peut avancer plusieurs raisons. La demande est très liée aux conditions climatiques (or les deux dernières saisons 2007 et 2008 n'ont pas été marquées par une météo favorable). 50 % du chiffre d'affaires des jardinerie est ainsi réalisé au printemps et à l'automne. De plus, avec la crise, les dépenses de loisirs (donc de jardinerie) vont être les premières à faire les frais de l'évolution ralentie du pouvoir d'achat. On se doute que l'élasticité de la demande par rapport aux prix doit être conséquente. D'autant plus que les prix ont progressé. Voir ici pour l'indice des prix des fleurs,  graines - Mais il y a des […]
Publié dans : premiere - Ecrire un commentaire
Par christophe - Voir les 4 commentaires
Mardi 14 avril 2009


En surfant sur le web, j'ai remarqué une multitude de liens autour de faits de société qui peuvent être analysés de façon très différente. Ecole, santé, prix : trois domaines très différents, mais qui sont très révélateurs de tendances actuelles. 1/ Dans Le Monde du 13 avril 2009, un article intitulé "Elèves trop stressés: la faute aux parents ?" constate la montée du stress chez les élèves. On peut l'interpréter comme une signe de défiance vis-à-vis de l'institution scolaire. On se rappelle alors la thèse de François Dubet sur la crise des institutions (voir ici) Le recours aux tribunaux administratifs, au secteur privé (cours particuliers, cahiers de vacances) sont perçus alors comme autant de symptômes de cette défiance...que certains vont analyser comme crise du lien social (montée des égoismes, les parents font leur "marché", l'école est devenu un "service" que les individus consomment...). On peut aussi lire cet article comme une manifestation de cette société d'individus dont je vous avais déjà parlé (relire ces articles ici, là et encore ici). Les parents ont intériorisé les idéaux liés aux sociétés démocratiques, ils veulent que leurs enfants réussissent le mieux possible, qu'ils aient les meilleurs conditions d'études. Comme l'individu est la valeur suprême, il doit trouver en lui-même les ressources pour exister. Il n'existe plus de "modèle" prêt-à-porter qu'on transmettait par la socialisation primaire (comme c'était le cas dans une société traditionnelle marquée par une solidarité mécanique). Ce qui est source de stress pour les parents... Caspar David Friedrich, randonneur au-dessus d'une mer de brouillard 2/ Toujours dans Le Monde, un article sur les relations patients-soignants. Depuis la loi de 2002 qui donne le droit aux patients d'avoir accès à son dossier médical, les consultations ont explosé (+191 % en 5 ans). Je cite: "Les patients ressentent un déficit d'information." Les familles veulent savoir et ont besoin de comprendre. "Mon père est décédé, que s'est-il passé ?", "Pourquoi mon accouchement s'est-il mal passé ?", ou encore, "Pour quelle raison a-t-on opéré mon fils ?" Là encore, on peut y voir des signes manifestes de défiance vis-à-vis de l'institution médicale: les patients souhaitent davantage d'information et de dialogue avec le corps médical. On voit se développer les pratiques d'auto-médication, certains patients consultent plusieurs médecins... Mais, là encore, on retrouve un certain nombre de valeurs et de normes […]
Publié dans : des articles très instructifs - Ecrire un commentaire
Par christophe - Voir les 2 commentaires

S.O.S. ... ??


 

blog-SOS.JPG


Un blog ... Pourquoi faire ?

- vous faire découvrir les S.E.S.
  (sciences économiques et sociales),

- partager mes découvertes sur le web 2.0.

- donner mes réflexions sur ma pratique d'enseignant





AddThis Social Bookmark Button Performancing Metrics





 


Bien vu, bien dit !

POUR LES REVISIONS DU BAC ES,
UN BILLET INDISPENSABLE ICI





 Abonnez-vous aux Flux RSS
en cliquant juste en dessous





Si tu veux changer le monde,

Sois le changement


Gandhi



Fichier hébergé par Archive-Host.com

Wassily Kandinsky
"Composition VIII"

Je n'ai pas de talents particuliers. 

Je suis juste passionnément curieux.

 


Albert Einstein


Pieter Brueghel

"La Tour de Babel"




" C'est vieux comme le monde, la nouveauté "
Jacques Prévert


Hebergement gratuit d image et photo

Alberto Giacometti

"Annette dans le studio"


/a_la_une
Wikio - Top des blogs




blogasty BlogoMetrie 2.0 web stats 
paperblog member

Mes toiles favorites

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés